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© 2010 Pilloud Jean-Jacques

Quelques textes et réflexions récoltés ça et là, dans le courant de la vie

Eveil

 

Tout s'expliquait, la vision du monde tel qu'il est, avec son concert de malheur et de bonheur, dans la roue infernale de la dualité.

Il me vint d'un coup, je ne le savais pourquoi !

La signification de la symbolique de la rose :

Les méandres et les plis tordus des pétales se rejoignaient en son centre.

Tel était le cheminement de l'homme, ses propres détours et les sinuosités de la vie, pour en définitive revenir au centre, chez soi, seul support conscient d'une vie merveilleuse ou non.

En dehors de cela ; rien ! De l'air ! Même pas la petite brume froide du matin, même pas le souffle du vent.

De ce rien dont émergeai tout !

La vie, la nature, et les illusions !

 

"Je suis" Rentré chez moi !

 

JJP 2001

EGO

"Le Moi est une image sociale à laquelle l'esprit apprend à d'identifier. Il est le rôle que la société prescrit à l'individu afin de pouvoir tabler sur un centre d'action stable dont on peut prévoir le comportement parce qu'il oppose une résistance inébranlable aux mouvements de la spontanéité. Une extrême souffrance ou l'imminence de la mort l'empêchent de tenir ce rôle, si bien que ces fatalités s'associent à la honte et aux angoisses endurées par l'enfant que nous fûmes lorsqu'il s'agissait de devenir un Moi acceptable pour autrui. La mort et l'agonie sont redoutées comme une déchéance, et le combat qui les accompagne est un effort désespéré pour tenter de sauver un mode de sentir et d'agir acquis comme un rang social."
 
 
 
"La fascination qu'exerce la certitude de la mort peut nous laisser figés de stupeur, jusqu'au moment où une illumination nous révèle que ce n'est pas la conscience qui meurt, mais la mémoire. S'ouvrir à cette vérité, c'est s'ouvrir à un singulier sentiment de solidarité -d'identité- avec les autres créatures et commencer à comprendre le sens de la compassion.

Le Moi lutte sans relâche contre la dissolution qui serait justement sa délivrance."
 
 
 
"On pourrait concevoir la délivrance comme l'ultime profondeur de l'échec spirituel, un degré d'échec où l'on ne peut même pas revendiquer ses vices. Dans la conscience de cette réalité momentanée et vide, le Bodhisattva connaît un désespoir au delà du suicide. L'Ego s'évanouit avec les illusions où l'on ne rencontrait que vide dans sa résistance acharnée au vide, souffrance dans sa fuite devant la souffrance, et contraction dans son effort pour se décontracter. Mais en s'évanouissant, il s'abandonne au vide même où resplendissent le soleil, la lune, et les étoiles."
 
 
 
 
 
"La spontanéité n'est somme toute qu'une totale sincérité -la personne étant toute entière dans son acte sans la moindre réticence- à laquelle l'adulte civilisé n'est guère poussé que par un désespoir extrême, une souffrance intolérable, ou l'imminence de la mort. D'où le dicton: "le désastre de l'homme est l'occasion de Dieu".


 

Bienvenue au secret ouvert

Jusqu’à ce que votre vie vous échappe, vous vivez continuellement dans le pourquoi… car ce qui est cherché n’a jamais été perdu, mais ce que le chercheur tente de comprendre ne peut jamais être connu.

C’est la raison pour laquelle il n’est rien dans le message du Secret Ouvert que le chercheur puisse saisir et prétendre posséder… aucun état particulier de béatitude, de tranquillité ou de présence n’est proposé.

L’illusion de la nécessité d’atteindre le sérieux, l’acceptation ou le raffinement de l’appareil corps/mental est dévoilée. Vous ne serez pas invités à vous tourner vers le dedans pour découvrir votre « nature véritable » ou cet état de conscience qui promet tant mais qui apparaît et disparaît si rapidement. Aucun sucre d’orge spirituel n’est proposé ici.

Il n’y a aucun compromis avec le besoin du chercheur de suivre un guide, de se soumettre à un processus ou à des enseignements portant sur le devenir… rien n’est à vendre mais le conte de fées du petit « moi » pourrait éventuellement expirer.

Le bienfait d’être ensemble dans cette infinité palpable est que ce que vous êtes déjà est vu en tant que complétude, sans attentes ni exigences. Confusion et résistance peuvent se dissoudre dans la lumière de l’ouverture et rien ne demeure. De ce rien émerge l’indescriptible plénitude et l’ineffable merveille d’être simplement.

Tony Parsons — avril 2007

Sur la mort

faire part de mon oncle (véridique)

Moi, Gérard BULLIARD

dit Bulliwatt

Je fais part de mon décès survenu le 22 avril 2009, à l’âge de 82 ans.

A ma demande, l’adieu aura eu lieu dans la stricte intimité, sans

cérémonie, au funérarium de Montreux, suivi de l’incinération.

Ma longue vie a eu des moments mouvementés, ce fut travail, politique

et sports. On me disait bon compagnon, fidèle en amitiés, avec beaucoup

d’humour et pas mal d’esprit de contradiction. J’étais membre d’honneur

de 19 clubs et sociétés sportives (lutte suisse, boxe, tir, marche). Je me

dois de remercier chaleureusement toutes mes vraies amies, mes amis

sincères qui m’ont compris et suivis jusqu’à la fin, même s’ils n’étaient

pas toujours d’accord avec mes idées.

A tous les clubs et sociétés précités, je dis également un grand merci,

j’étais fier et heureux d’être des leurs.

J’avais quelques «péchés mignons» dont deux principaux. Une bonne

tendance pour «la chair à jupon» (merci chères Mesdames) et pour

«la bonne bouffe».

Grâce à des amitiés fidèles et à des copains sincères, j’ai gardé le moral

jusqu’au bout.

Je regrette de ne pas être avec eux pour boire un bon verre et rigoler.

Hélas! Mais je leur demande de le faire dans la bonne humeur. Alors,

Santé et conservation !!!

P.-S.: Je serais un ingrat de ne pas féliciter et dire ma reconnaissance

à ma fille Katia qui s’est si dévouée pour son «Papy», parfois, paraît-il un

peu pénible et ronchonneur!... Mes dernières pensées sont allées vers

mon cher fils Willy et toute ma proche famille, comprise ma belle et jeune

fée (Ergül), qui fut mon rayon de soleil mes dernières années.

Adresse pour la famille:

Mlle Katia Bulliard, avenue de la Riviera 8, 1820 Territet-Veytaux.